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    Une Idée de Livre - RECTIFICATIF

    Une Idée de Livre Rectificatif

     

    Tout d’abord, MERCI à chacune et chacun d’entre vous qui avez déjà répondu présent à ce message et adressé auprès de l’éditeur, vos souscriptions.

     

    Je fais un petit rectificatif pour une question de simplification.

     

    C’est l’agence Persée de Cogolin qui aura le plaisir de participer avec moi à la création de ce Livre.

     

    Pour celles et ceux qui ont déjà adressé leurs règlements à Paris, soyez tranquilles, ils suivront sur Cogolin.

     

    Voici donc la nouvelle destination pour vos paiements :

     

    Éditions Persée

    8 Place Victor Hugo

    83310 COGOLIN

     

    Références : Anita LE SANT – «  D’une Âme à l’Autre ».

     

    Le règlement par chèque bancaire, 16 €uros (14 € + 2 € de frais de port).

    (Pour l’achat de 10 livres ou plus, les frais de port sont gratuits).

     

    Pour mes Amis hors de France, le prix est le même, que vous soyez au Canada, en Belgique ou en France, les frais de port n’augmentent pas.

     

    Croyez-vous que l’on invente une pareille adresse pour un éditeur ??? Croyez-vous toujours au « hasard » ???

     

    J’ai une autre requête, pour vous, pour moi.

     

    Je ne saurai peut-être pas lesquels parmi vous auront participé à cette naissance.

     

    J’aimerais cependant pouvoir vous remercier individuellement, car nous sommes ensembles, les pionniers de cette merveilleuse aventure. Pour celles et ceux qui le désirent, vous pouvez me laisser un petit mot en aparté.

     

    Merci à toutes et à tous

     

    Je vous porte dans mon cœur,

    Dans la Lumière de l’Amour,

     

    Anita

    Une Idée de LIVRE

    A chacune et chacun

     

    A chacune et chacun d’entre vous, à vos cœurs et vos âmes qui me sont si précieux, à celles et ceux, fidèles, entiers, tourmentés, heureux, tristes qui vous êtes arrêtés un jour dans mon espace … à chacune et chacun, dans tous vos états, dans tous vos débats, je vous dis « JE VOUS AIME ».

     

    Je vous aime pour ces moments uniques et merveilleux que nous partageons depuis quelques années. Que vous laissiez une trace ou que vous ne fassiez que passer, vous nourrissant au passage, à chacune et chacun d’entre vous, je dis « MERCI ».

     

    Je vous offre mes mots depuis un certain temps et vous et moi  nous nous sommes rapprochés Nous avons ensemble ri, versé des larmes, partagé d’intenses moments de joie, nous avons été transportés, bouleversés, troublés, mais jamais, JAMAIS nous n’avons été indifférents les uns aux autres.

     

    Nous avons chacune et chacun des émotions à partager, un peu, beaucoup, la totalité de Ce que Nous Sommes. Et ces instants de partage nous enrichissent TOUS.

     

    Inconsciemment ou consciemment, nous nous enrichissons les uns des autres en partageant ici, nos mots, nos photos, ce qui nous tient à cœur, ce qui nous déplait, ce qui nous met en colère, ce qui nous élève, nous émerveille, nous attriste … TOUT ce qui nous touche.

     

    Et parce que nous sommes uniques, nous sommes différemment touchés. Nos histoires nous racontent nos trajectoires et quelles qu’elles soient, chacune mérite une attention.

     

    Il m’a fallu du temps pour « mettre au monde » une Idée de livre.

    Il m’a fallu du temps pour intégrer l’Idée que ce livre pouvait exister.

    Il m’a fallu du temps pour vous en parler.

    Maintenant, je suis prête à partager avec vous cette Idée pour en faire une Réalité

     

    J’ai signé un contrat avec un éditeur. Un contrat en souscription.

    Aujourd’hui, je vous propose d’être les premiers à réserver ce livre dont le titre a longtemps « flotté » dans ma « tête » : « D’une Âme à l’Autre ».

     

    Ce livre comportera 160 pages pour 82 textes (n’oubliez pas qu’ils sont souvent longs et qu’il leur faut 2 pages pour se sentir à l’aise).

     

    Votre règlement par chèque bancaire, 16 €uros (14 € + 2 € de frais de port) devra être adressé à l’adresse suivante :

     

    Éditions Persée

    38 rue de Bassano

    75008 PARIS

    Références : Anita LE SANT – «  D’une Âme à l’Autre ».

     

    Pour l’achat de 10 livres ou plus, les frais de port sont gratuits.

     

    N’hésitez pas à en parler autour de vous.

    Vous qui connaissez aujourd’hui le « Pouvoir des Mots », vous savez combien il est bon de se sentir Aimé, Compris, Soutenu et Ecouté.

     

    Dans la Lumière de l’Amour,

    Anita

    Constelle-moi

     

    Un guerrier de l'Amour prend place à mes côtés
    Sa cotte de velours sur moi s'est reposée
    Un à un mes atours l'homme a déshabillé
    M’envolant d’une tour d’un battement sacré


    A ses rêves anoblis, j'ai offert mes secrets
    Mon corps en appétit, mes souvenirs défaits
    Nous en avons bien ri de ce qui nous menait
    Vers l'Amour infini où nacrer nos reflets


    Le guerrier à mes pieds tout en contemplation
    Rêvait de se noyer à mon puits d'émotions
    Chercheur de Vérité, loin de
    la confusion
    Au Temple de l'Aimée, mourrait d'adoration


    Un souffle sur le temps allait-il emporter
    Au fond des océans nos corps entrelacés
    Aux rondes des amants allions nous nous briser
    Et chuter nos élans avant de nous aimer


    Dans sa main et son pas, hors des sentiers battus
    J'ai dessiné la voie où nous avancer nus
    En taisant les "pourquoi", la fréquence inconnue
    De l'Amour et la Joie ourlait l’Œuvre conçue


    Ô Guerrier lumineux, pose ta grande épée
    En offrande à nos Cieux, nommons-là "Liberté"
    Laisse fondre à tes yeux mon âme abandonnée
    Aux ordres capricieux de ton corps enivré


    Creusons-nous un abri loin de l'agitation
    Il y a trop de bruit et bien trop de questions
    Depuis ce douillet nid, aux fruits de nos passions
    Nous avons accueilli une constellation

     

     © (Antia)

    Vous avez dit "Hasard" ?

     

    Vous avez dit « Hasard » ?

     

     

    Croyez-vous que « hasard » soit le point de départ

    Que de l’immensité vous soyez isolés

    Croyez-vous que la Terre et son Chœur de Lumière

    Soient seuls porteurs de Vie, croyez-vous en ceci

     

    Comment vous pensez-vous, comme des êtres fous

    Perdus, abandonnés d’un Ciel mal éclairé

    Comment vous sentez-vous, lorsque mis bout à bout

    Vos histoires de vies s’éteignent à l’infini

     

    Vous implorez l’amour, aimez à contre jour

    Le soleil vous caresse, éloignant la détresse

    Le temps vous semble long, mais vous tournez en rond

    Cherchant la Vérité jusqu’à vous oublier

     

    Vous vous étourdissez à ne plus écouter

    Le murmure, le chant, tous ces appels aimants

    De vos âmes fiévreuses, enivrantes et rêveuses

    C’est pourtant en vos corps qu’elles ont posé leurs ors

     

    Vous hurlez sous le vent, pestez contre le temps

    Mais lorsqu’une émotion vous étreint de passion

    Vous tombez à genou et priez le Grand Tout

    Que jamais cet Amour ne quitte votre cour

     

    Mais c’est de l’ignorance et ses fruits d’impatience

    Que vous vous nourrissez, que vous vous suppliciez

    Combien de temps encore, épuisés par l’effort

    Reviendrez-vous vers Vous, dans ce Temple du Tout

     

    Prenez un peu de temps, écartez les tourments

    Allez sur les chemins et serrez d’autres mains

    Sentez-vous éternels en devenant rebelles,

    Qu’un désordre nourri soit Source d’appétit

     

    Qu’importe vos moyens, aimer ne coûte rien

    La joie ne pèse pas, cherchez-là, cherchez-là

    Ne craignez pas la mort, c’est un autre décor

    Mais la vie n’attend pas si vous n’avancez pas

     

    Croyez-vous que « hasard » vous attende à la gare

    Que le tout prochain train vous mènera plus loin

    Dépliez vos genoux et mettez-vous debout

    Vous êtes des guerriers et non des prisonniers


     

    Il en faut du courage après mille coups rages

    Pour revenir en Soi, s’abriter sous son Toit

    A force d’aller contre et de jouer la montre

    Le temps va s’en aller, vous serez pétrifiés

     

    Il n’est jamais trop tard, il n’est pas de hasard

    Sous vos pieds cette terre abrite la Lumière

    Et son rayonnement est reconnu, puissant

    Nourrissez-vous à lui, il est force de Vie

     

    Le premier des combats, le retour vers le Soi

    Un périple sans fin, de multiples chemins

    Rien jamais ne se perd, à l’’endroit, à l’envers

    Peu importe le lieu, tout appartient aux Cieux

     

     © (Antia)

    Destinée

    Destinée

     

    Que de temps, que de cris, lancés à l’infini

    Cette voix du silence où règne l’abondance

    Est-elle juste mythe, un rêve qu’on évite

    Un trouble, une prière, appel de la Lumière

     

    J’hésite et deviens doute, en moi rien que déroute

    Je me sens ballotée, convulsée, ignorée

    Mes entrailles me brûlent alors, plus fort, je hurle

    Et je tombe et je tombe et vous creusez ma tombe

     

    Vous n’avez de pitié que pour les chiens blessés

    Et mon âme en souffrance à droit à vos silences

    J’ai l’esprit qui chavire et le corps en martyre

    Mais j’ai le cœur vibrant, un long déchirement

     

    Et j’espère et j’espère et je vis un enfer

    D’un côté ces pensées, des rêves abandonnés

    Les uns après les autres, un chemin, pas le vôtre

    Je suis au bord d’un gouffre et je souffre et je souffre

     

    Je me sens si « petit », perdue dans l’infini

    Et vous, de tous côtés, vous courrez, vous courrez

    Essoufflant vos corps lourds, sacrifiant vos amours

    Petits pantins de foire, ambitieux, pleins d’histoires

     

    La vie passe si vite, entre deux ou trois rites

    Notre monde agonise, et moi je me déguise

    Tantôt je vous ressemble et devant moi je tremble

    Mon regard me fait peur, abyssales fureurs

     

    Lavez-moi des empreintes, épurez-moi des craintes

    Donnez-moi de l’amour, gourmandise à mes jours

    Rêverie de mes nuits, éveil de mes envies

    Que la Lumière enfin, vive en moi son destin

     

    Où êtes-vous mes Anges, où sont tous les Archanges

    Mes amis de là-bas, prenez-moi dans vos bras

    Il fait parfois si froid, ce monde perd sa joie

    Je me bats, je me bats, mais ne m’oubliez pas

     

    Je suis venue grandir, aimer à en mourir

    Sevrer mes certitudes, élaguer l’inquiétude

    Je suis venue laver, sur la terre immolée

    L’enfer et tous ses maux, élever vers le beau

     

    J’ai si peur d’échouer, de tout abandonner

    Mais la divine grâce a empli mon espace

    En son temple sacré, je vais m’abandonner

    Me gorger de ses fruits, les beaux fruits de la Vie

     

     © (Antia)

    Promission

    Comment me fondre en toi ô mon Ciel bien aimé

    Entendre mieux ta voix à travers mes pensées

    Il est tant de combats où je me suis jetée

    Menant mes pas si bas que je fus enterrée

     

    Plus rien n’a de saveur, tout est gris, terne et pâle

    Mon âme erre à toute heure, ô mon trouble animal

    Combien ai-je eu de peurs, maladies viscérales

    Et combien de coups leurres, ici, furent fatals

     

    L’amour bat la cadence et la raison s’égare

    Mes chemins de prudence, entament un « autre part »

    La voie des délivrances et des nouveaux départs

    Sonne comme impuissance aux portes des hasards

     

    Je me sens désormais, solitaire et perdue

    Je suis un fruit défait, un arbre mis à nu

    Tu m’as mise au secret, un peu comme un rebus

    Dont tout ce qui fut frais demeure l’inconnu

     

    Nous sommes si nombreux à t’implorer ô Ciel

    En noyant peu à peu, nos vies superficielles

    Dans ces fonds sirupeux aux saveurs démentielles

    Où tout est si noueux et plus qu’artificiel

     

    Nous voulons tous aimer, chacun à sa manière

    Chaque jour nous rêver à en devenir fiers

    Mais nous sommes habités par nos démons d’hier

    Nous avons oublié que nous étions Lumière

     

    Regardons l’incroyant, détient-il un pouvoir

    Qui soit si surprenant que nous voulions savoir

    Il vit, c’est étonnant, qui peut-il décevoir

    Quand sous le firmament, il offre tant d’espoir

     

    Je veux te vivre enfin, sous toutes latitudes

    En perdre mon latin, et mes vieilles habitudes

    Retrouver ton chemin et avec gratitude

    Partager un festin avec la multitude

     

    Ainsi la perfection, aussi frêle soit-elle

    Qu’un point de suspicion s’octroie d’être rebelle

    Deviendra la mission et la quête éternelle

    À entrer en fusion pour retrouver mes ailes

     

    Ici et maintenant, une promesse attend ...

     

     ©(Antia)

    Aller vers l'inconnu

    Le ciel me permettra un tout nouveau voyage

    En ces lieux inconnus où l’âme ne va plus

    En ce centre secret où les rêves abimés

    Trouvent un peu de repos et repartent guerriers

     

    Si le vent peut porter mes maux pour un instant

    Je les lui remettrai en toute humilité

    Puis je m’élancerai, chassant chaque tourment

    Vers mes cieux inspirés, où sur les chemins creux

     

    Je vais prendre un grand souffle et me jeter à l’eau

    Vaincue je le serai mais pas sans batailler

    La servitude ici a pris tant d’importance

    Qu’un seul jour sans combat devient rare et précieux

     

    Sur les chemins de terre, aux embruns courroucés

    Mon âme se perdra, un peu ici et là

    Qu’importe son errance, ses passions, ses défis

    Comme un besoin vital, sa quête poursuivra

     

    Je ne vais pas courir, je vais juste marcher

    Mes pas me conduiront aux portes de maisons

    Où des cœurs endormis attendent impatiemment

    Qu’on les délivre enfin des offenses du temps

     

    Mon tout petit pays, je vais bien le quitter

    Ses terres envoutées par le charme des fées

    Si je dois emporter une manière d’être

    Je prendrai avec moi mon Amour et ma Joie

     

    Ainsi me laverai-je de ces curieux mépris

    Pour toutes autres valeurs que celles du bonheur

    Ces dysfonctionnements dont mon âme complice

    Connaît tous les secrets, et moi, tous les visages

     

    Quand derrière un sourire, une larme dépasse

    Qu’en croisant un destin, je passe son chemin,

    Sans arrêter ma course, une petite voix

    Me rappelle soudain, qu’aimer ne prend de temps

     

    Comment ne pas aimer quand l’infini attend

    Qu’un geste dépourvu de regrets incongrus

    Soit un point de départ, une autre renaissance

    Où l’accomplissement se nomme communion

     

    En m’oubliant parfois, je me sens bien meilleure

    Sans partage d’amour, comment survivre au jour

    Quand la nuit m’enveloppe alors la créature

    En moi déploie ses ailes, et rejoint la Lumière

     

     ©26/10/08 (Antia)

    Le temps de ...

    Survivre encore un jour, ô combien difficile

    Obligé et fragile, enfanté sans amour

    Usé, désabusé, déséquilibre instant

    Rêver obstinément d’un ailleurs où aimer

     

    Ici et maintenant, entre joies et enfers

    Rien jamais ne se perd, le chemin du vivant

    Élude un chant d’amour, face à l’éternité

    Estampillant « aimer » du sceau d’un contre jour

     

    Sortir de la souffrance et s’ouvrir à la Vie

    Tordre ce qui aigri, fêter la délivrance

    Il n’est pas un instant, lorsqu’un cœur solitaire

    Libère ses enfers, qui ne soit un présent

     

    Écoutez la musique aux accords imparfaits

    Fouillez dans vos secrets, réveillez le magique

    Fragile, je le suis, sortie de ce désert

    O combien salutaire évidé de la Vie

     

    Revenir au pays d’où je savais aimer

    Tendre tous mes paniers, les emplir de défis

    Là-bas, je me souviens, il n’y faisait pas froid

    Entre toutes les joies, jamais je n’avais faim

     

    Saluer les sanglots et puis les libérer

    Loin de moi les porter à mes fonds baptismaux

    Attendre qu’un passage, une voie de secours

    Révèle un carrefour qui ne soit un mirage

     

    Maintenant et ici, des plaines et des plateaux

    Étendez l’écheveau, jusqu’au bout de vos nuits

    Sondez vos cœurs blessés, comptez leurs cicatrices

    Redevenez complices et laissez-vous porter

     

    En votre devenir des mystères demeurent

    Chargés de tant de leurres à tout jamais bannir

    O chant de l’infini, combien d’amours perdus

    N’avons-nous défendu au péril de nos Vies

     

    Fallait-il être fou pour porter ces fardeaux

    Ô vous, mes vieux sanglots, je ne veux plus de vous

    Retenez vos torrents, j’ai choisi de sourire

    Tentez de me séduire, il n’est déjà plus temps …

     

     

     © (Antia)a

    Trace

    Je me suis détaché, de ceux qui m’ont blessé

    J’ai eu le cœur brisé, tant de larmes versées

    Autrefois j’avais peur, de laisser à mon cœur

    La première des places, où laisser une trace

     

    Quand je sentais sur moi, le souffle d’une voix

    Je me serais damné pour qu’elle puisse m’aimer

    Mais mon chemin fut autre et je devins apôtre

    Dans un monde inconnu où je me suis perdu

     

    Mes courants asséchés, je pus tout explorer

    Des confins de ma vie, j’en avais le tournis

    Ce tourbillon nouveau, me rappelait ces maux

    Ceux que je voulais taire, étant un peu trop fier

     

    Dès mes tous premiers pas, je fus un enfant roi

    L’amour de mes parents m’aura porté longtemps

    Un voile de douceur, antidote au malheur

    Comment les remercier, je les ai tant défiés

     

    Mais l’enfant a grandi et affronté la vie

    Devant moi la misère a troublé mes manières

    Cette étrange vision m’a rempli d’émotions

    J’ai vu de près la mort, sur les routes et les ports

     

    En choisissant mes voies, j’ignorais qu’ici bas

    Il me faudrait du temps, pour vivre pleinement

    Oublier la raison, et laisser aux passions

    Le loisir d’exister, mais quel prix à payer

     

    J’étais très bien pourvu quand les autres étaient nus

    Je me croyais heureux, mais ce temps dura peu

    Je sentais en mon cœur, une sourde douleur

    Devenais-je un peu fou ? J’en avais du dégoût

     

    A chacun de mes pas, je vis du désarroi

    Je regardais les yeux de ces mil malheureux

    Qui mouraient là de faim, quand j’emplissais mes mains

    De ces rêves inutiles, à ce monde futile 

     

    J’eu envie de hurler à l’univers « pitié »

    Pourquoi ces oubliés et moi, le tant gâté?

    Où était le mérite, être né dans un gite

    Quand dehors la misère estompait la lumière

     

    Je me suis arrêté, et les ai regardés

    Puis je les ai aimés, bercés et cajolés

    Et le flux de la vie a ouvert l’infini

    J’ai retrouvé la grâce et laissé une trace

     

     ©15 11 08 (Antia)

    Aux rendez-vous d'hier

    Je me souviens aussi, de ce feu crépitant

    Ces odeurs défraichies par les marques du temps

    Et les miettes de vie comme autant de printemps

    Des instants de magie inscrits au firmament

     

    Les hivers étaient froids, mais les étés joyeux

    Grand-mère avait la foi, mais le bleu de ses yeux

    Avait fuit toute joie, le bonheur d’être deux

    Lui fut pris une fois, un déluge de feu

     

    De ses mains abimées par les temps sans chaleur

    Tout semblait s’animer, insolence au bonheur

    Dont je n’ai oublié pas même une seule heure

     

    J’ai vu ses yeux briller, la retenue des pleurs

    De ses cris étouffés j’ai ressenti la peur

    Je les ai tant aimés, ma grand-mère et son cœur..

     

     

    © (Antia)

    A votre courage

    Limpides étaient les cieux, nous devenions des dieux

    En éveillant nos cœurs, une douce torpeur

    S’extrayait des embruns, et nos peaux et parfums

    Perdaient leur gravité sur nos plaines dorées

     

    En entendant le chant, des oiseaux, du printemps

    Rien ne put contenir ce très étrange rire

    Apportant avec lui, la joie et les envies

    Noyées dans un espace où se perdaient nos traces

     

    C’est qu’il en fallait tant pour aller de l’avant

    Et combien de combats nous menions ici bas

    En nos cœurs valeureux, nous étions bien heureux

    Si la force du vent nous poussait doucement

     

    Te rends-tu compte ami de ce qui nous uni

    Un monde différent a dépassé le temps

    Nos racines sont mêmes et nos joies et nos peines

    Prennent nos cœurs à part, nous menant quelque part

     

    Rien ne ressemble tant à un autre printemps

    Ici sur cette Terre où tu vis tes enfers

    Nous avons déposé de l’espoir à portée

    Tout a été laissé, sublimé, transcendé

     

    En ton for intérieur, sens-tu déjà que l’heure

    Mène tes pas vers nous. Le royaume des fous

    Parle mille langages et rit de tes voyages

    Sans jamais arrêter de vivre et respirer

     

    Petite âme d’ici, rempli ton cœur de vie

    Oubli les mots qui blessent et marche vers la liesse

    Une place t’attend, ici et maintenant

    Rien ne remplacera, dans ton regard, la foi

     

    La liberté vois-tu, te mets souvent à nu

    Alors tu te combats et tu baisses les bras

    Maintenant lève-toi, avance dans nos pas

    Offre-toi le pardon que nous te déposons

     

    Une main est tendue, prends-là sans retenue

    Rien ne comblera tant le vide de l’instant

     

     

     © 24 02 08 (Antia)

    Mystique

     

    La parure angélique aux étranges reflets

    Offrait attraits magiques et lever de secrets

    Mais aussi le tragique, aux parfums désuets

    Des humeurs faméliques, où l’esprit se noyait

     

    Combien s’y sont brulés, le corps, l’esprit, les ailes

    S’étant trop sustentés, des douceurs de son miel

    Dans ces chaudes contrées, dépourvues de tout fiel

    L’amour édulcoré, puisait son essentiel

     

    Il était bien trop lourd, le vêtement divin

    Chargé jour après jour, de sourires défunts

    De combats pour l’amour contre miroirs sans tain

    D’un éternel retour aux portes des chagrins

     

    Comment emplir l’instant, élargir son pouvoir

    Gommer obstinément les cris de désespoir

    Sur les routes du temps, assécher l’abreuvoir

    Qui menait lentement sur les routes à mouroir

     

    Ne serait-ce un pardon, une pensée fluette

    Ou la perle d’un don, une histoire muette

    Un souffle d’abandon, une douce layette

    Du cœur d’un Cupidon époumonant nos dettes

     

    Que nous resterait-il si l’on tournait le dos

    À ces ondes futiles où s’épuisent les maux

    Un voyage inutile, imposture en cadeau

    Ou un amour subtil, un délicat joyau

     

    L’encre à peine séchée, les mots se sont trahis

    Une larme est tombée sur un mur sale et gris

    Et puis une pensée, éjectée d’un abri

    Ne s’est pas relevée, une trace jaunie …

     

    Je ne sais Ô divin, ce qu’est vivre sans joie

    Lorsqu’aux petits matins, je sens ce cœur qui bat

    Dois-je tendre les mains, vers un nouveau repas

    Apaiser une faim, bien avant mon trépas

     

    Comment peut-on servir, lorsqu’autour du malheur

    Les échos des soupirs, sur nous retombent en pleurs

    Que cache un avenir lorsque le mot « bonheur »

    Rime avec « revenir », vers la Source du Cœur

     

    Ô manteau angélique, offre-moi ta puissance

    Sur tes flots pathétiques, apogée d’indécences

    Que ta douce musique emporte mon essence

    Et mon âme mystique aux portes d’abondance

     

    © 27/05/09 (Antia)

    En d'autres temps

    Impénétrables jungles où conduisent nos pas

    Inextricables voies, paysages changeants

    Des automnes aux printemps, s’élève la lumière

    Dont les forces princières, ont parfums de mystère

     

    Repoussant la matière, ivres de connaissances

    Aux frontières des sens, aux impudeurs voilées

    Les hommes ont réveillé, sur les crêtes endormies

    Les secrets de l’oubli, et nos âmes ont pleuré

     

    Nous avions tant cherché, nous nous étions perdus

    Dans ce monde inconnu, les multiples défis

    Nous avaient alourdis, dans les pas du chagrin

    Il n’y avait de pain, juste la peur au ventre

     

    Éloignés de nos centres, aux souffles des saisons

    De troubles en effusions, nos esprits patiemment

    Espéraient de ce temps, si ce n’est la sagesse

    Un peu plus de tendresse, et le temps s’affolait

     

    Sur les plus hauts sommets, les paroles sacrées

    Vers nos âmes ont glissé, nos cœurs en confusion

    Étourdis de passions, hébétés et perdus

    Ont détourné, vaincus, les chants d’éternité

     

    Dans les temps reculés, nombre d’ultimatum

    Pesaient fort sur les hommes, et leurs épaules lasses

    S’écroulaient en disgrâce, un temps sombre et sans joie

    Aux oraisons sans foi, la mort comme invitée

     

    Puis la terre a saigné, un cri rauque a troublé

    Nos esprits affamés, à la table sacrée,

    Lorsque tout fut pillé, le ciel en résistance

    Aux tons fauves insouciance, élevait sa prière

     

    Ainsi vint la Lumière, une aube nourricière

    Son éclat ; de la Terre, éclaboussait d’amour

    La naissance des jours, déchainant des torrents

    De mil troubles insolents, que de vies sacrifiées

     

    Nos rêves étaient fanés, nous n’avions pas compris

    Les présents de la Vie, nos cœurs en encensoirs

    Suintaient le désespoir, et le temps défilait

    Et l’infini hurlait, la Vie nous échappait

     

    Comment nous retrouver, où étaient donc les Dieux

    Ces esprits capricieux, se moquaient-ils de nous

    Nous devions être fous, en ces temps reculés

    Mais ô combien aimés, l’oubli nous a heurté…

     

     ©(Antia)

    Ô mage

    Ô mage

     

     

     

    Ô Marie, mât de laine, Ô Phare de nos peines

    Arbore essence et vie sur nos pas sans défis

    Que ta luminescence et ta fleur de patience

    S’étoilent sur nos cœurs en pluie de mil saveurs

     

    De tes mains exigences au regard indulgence

    Des soupirs de tes yeux, larmes divines aux Cieux

    Déverse ta Lumière et nos récipients d’air

    Empliront tous les sens des jetés d’inconscience

     

    Au cœur de tes lisières, aux porteurs de bannières

    Nos plus beaux ornements, la douceur des enfants

    Nous te les offrirons, fruits des champs de coton

     

    Ton céleste mât rit, dressé tel un défi

    Les douces heures autrefois, sentaient le feu de bois

    Le silence est subtil, et ces mots si fragiles …

     

     

     

     

    © (Antia)

    Polissage divin

    Attendri moi le jour, attendri moi la nuit

    Attendri mes épis, mes rebelles défis,

    Ma chair, mon sang, mon âme, attendri les aussi

    Attendri tout en moi, que je sois bien polie,

     

    Sous un vernis sacré, je m’étais emmurée

    Le voile de l’oubli, je m’en étais parée

    J’entendais bien la voix, ne pouvant l’ignorer

    Mais le temps n’était pas, que je puisse éclater

     

    Regarde au fond de moi, sonde au fond de mon cœur

    Sonde cet inconnu, mon regard intérieur

    Cherche en lui le salut, le souffle du meilleur

    Celui de tes attentes et celui de tes peurs

     

    Effleure mes printemps, déguste mes étés

    Au chœur de mes hivers, laisse-toi emporter

    Que mon feu intérieur ne vienne pas brûler

    Cet amour que je sens naître et se décupler

     

    Poli chacun des traits, mon visage et ma voix

    Les rides du passé, mes professions de foi

    Les doutes et les alliances, impassibles émois

    Poli moi de partout, poli moi contre toi

     

    Adouci mes élans et apaise mon feu

    Mais laisse-moi brûler, aux folies de nos jeux

    Un mal pour avancer, vers un cœur douloureux

    Dont le tort est d’aimer comme il en est si peu

     

    Regagne chaque jour ce que tu perds la nuit

    Que ce soit de l’Amour ou un autre défi

    Regagne chaque instant les parcelles de vie

    Oubliées, délaissées, perdues dans l’infini

     

    Berce-moi de baisers, offre-moi un sourire

    Un divin souvenir, un souffle de plaisir

    Puis sur un dernier rire, enlace mes soupirs

    Que je puisse dormir, près de toi et mourir

     

     

     @ 24/02/09 (Antia)

    La page blanche

    Ha !! Page blanche, ouverte

    Pourquoi me souris-tu ?

    Tu es bien peu diserte

    Sur ta grande avenue

     

    Te serais-tu perdue ?

    Sur l’automne poète

    Où bien ton contenu

    Prépare une conquête

     

    Tu es entre mes mains

    Une illusion volage

    Sur laquelle un dessin

    Serait anthropophage

     

    Tu fais trop de manières

    Et perd l’habileté

    Tu es devenue fière

    Petit papier glacé

     

    Car vois-tu la beauté

    Tiens à ces petits mots

    Jetés tout à côté

    Au milieu des joyaux

     

    Page, page si terne

    Combien d’hésitations

    Auras-tu mis en berne

    Et tué de passions ?

     

    Tu ouvres des calices

    Où enfermer les joies

    Et tu deviens supplice

    À nos dix petits doigts

     

    Petite page blanche

    Velours de l’insouciance

    Découvre-moi ta branche

    Pour les mots d’abondance

     

    Ne soit désolation

    Que pour le jour des Dieux

    Et devient compassion

    Devant les jours pluvieux

     

    Mon alliée, ma complice,

    Combien d’heures passées

    À tourner en malice

    Ces jeux des mots légers …

     

     ©(Antia)

    Un temps pour tout

    Un mystère se lève, il n’y a pas de trêve

    Temps qui passe et s’enfuit, temps qui meurt dans l’oubli

    Pour qui sonne ce glas qu’on entend loin là bas ?

    Tout se perd par ici, noyé dans l’infini

     

    Prends la main qu’on te tend, surtout si elle attend

    Le vide à l’intérieur en a creusé ton cœur

    Temps, oubli, déraison, c’est une démission

    De ton ciel vient l’appel, d’esprits spirituels

     

    Vivre sur cette terre, est souvent bien amer

    De trois ou quatre riens, tu nourris ton destin

    Rire sur ton passé, ou vivre sans pleurer

    De quoi veux-tu demain que soit plein ton écrin ?

     

    Rêver, tu sais le faire, ce n’est plus un mystère

    De tes égarements certains rient durement

    Partager la douleur n’apportera que pleurs

    De ton être empesé, tu veux te libérer

     

    Laisser là tes envies à leur mélancolie

    La faim t’a rattrapé, tu ne peux t’envoler

    Colère et désarroi, tes humeurs font ta loi

    A côté de tes pas, quelqu’un marche avec toi

     

    La force de la vie te remplira aussi

    Porte ouverte ou fermée, tu choisis, c’est gagné

    De toutes les manières, tes dernières prières

    Ton ciel les a reçues, sois donc le bienvenu

     

    Cœur battant l’harmonie, rayonne donc la vie

    Et tu aimes son chant, celui de ses instants

    Surtout ne le perds pas, car il est toute joie

    Prends le temps d’applaudir quand tu vis ce plaisir

     

    Le soleil d’autrefois ne te réchauffe pas

    Temps au souffle mourant, tu t’y noies simplement

    Le moment est venu, tu n’es plus seul, perdu

    Temps de joie et de larmes, ont affuté tes armes

     

    D’ici ou bien d’ailleurs, rien n’est jamais meilleur

    Aimer est un cadeau, le plus pur des joyaux

    Le bonheur est en toi, tu dois garder la foi

    Seul tu entendras mieux, l’amour qui vient des Cieux

     

    Qui que tu sois ici, de là-haut, l’infini

    Compte chacun des jours où tu parles d’amour

    Vraiment le temps d’aimer porte la liberté

     

     ©04/12/07(Antia)

    Célestes dons

    C’est le cœur de l’amour qui écrira ces mots

    Ces doux mots de velours, tous petits arbrisseaux

    Dont les divines graines ont formé des serments

    Avant de parsemer, la terre de ferments

     

    Dans cette nouvelle ère, il y a profusion

    Tout y est abondant, même la confusion

    Vous brandissez l’esprit, cherchez à dépasser

    Ce que la création met à votre portée

     

    Elle s’en réjouit, pourvu qu’il reste en vous

    La joie et la fierté, ce qui vous rends plus fous

    Et vos rires d’enfants, vos éclats, vos élans

    Tout ce qui vous anime, au dehors, au dedans

     

    Balancez les secrets, avancez plus légers

    N’oubliez pas qu’ici, vous êtes des guerriers

    La lumière est en vous, portez là en flambeau

    Et gardez dans vos cœurs tout ce qui rend plus beau

     

    Élevez vos esprits, ne courbez pas le dos

    Ici vous sont offerts, des milliers de cadeaux

    Un mot ou une voix, un chemin inconnu

    Et vos pas se déportent au gré des avenues

     

    La voie plus que lactée, offre ses mets fruités

    Et dans vos yeux gourmands, aime à se délecter

    Vous offrir des plaisirs, des rêves et souvenirs

    Pour éblouir vos cœurs, éteindre vos soupirs

     

    Aux confins des détresses, il y a déposées

    Des milliers d’étincelles où vous pouvez puiser

    Ces rayons amoureux, époux de vos envies

    Déversent dans vos cœurs, leurs doux brins de folie

     

    Car la céleste manne, abondance infinie

    Jamais n’arrêtera, le cours lent de la vie

    Celui qui, de vos veines, à vos âmes gourmandes

    Coule sereinement, dispensant ses offrandes

     

     

     ©(Antia)

    Encouragements Célestes

    Mesurez l’essentiel, la voie confidentielle

    Elevez vos esprits au-delà de la vie

    Réparez en vos cœurs, les sillons de vos pleurs

    Chantez la compassion, la Vie sans concession

     

    Il est des univers insoupçonnés de Terre

    Auprès desquels ici, vous paraissez petits

    Tous les chemins du Ciel, les liens providentiels

    Œuvrent à réaliser combien vous êtes aimés

     

    Unité, liberté, que de mots galvaudés

    Sous ses traits endormis, le passeur sans soucis

    Livre la tolérance, et avec l’espérance

    Elevant son autel sur les crèches immortelles

     

    Saurez-vous reconnaître, en lui cet état d’Être

    Amenant un sourire où vous voyez le pire

    Navigateur céleste, un brin de vie modeste

    Grandi par la Lumière et l’Amour de sa Terre

     

    En ces temps incertains où vous perdez la faim

    Sentez au plus profond combien nous vous aimons

    Quel champ pour l’illusion, gageure et démission

    Une vie à attendre et la mort à surprendre

     

    Il n’est de Vérité qui ne soit révélée

    Oubliez Qui vous Êtes, et vos cœurs en paillettes

    Egraineront les Temps, mornes pas, nonchalants

    Usés et incrédules, offensés, ridicules

     

    Voyez combien est las, le regard du trépas

    Ravivez en l’esprit, l’amour fort de la Vie

    Emiettez l’insouciance, entrave à la conscience

    Nourrissez-vous d’amour, qu’il emplisse vos cours

     

    Tout est juste en vos vies, car vous avez choisi

    Etonnez-vous sans fin, égarez vos chemins

    Ne sous estimez pas, la valeur de vos choix

    Sous le Ciel amoureux, vous faites des heureux

     

    Il est venu le temps, de panser autrement

    Loyauté et fierté pourront cohabiter

    En vos corps rassasiés, il vous reste à aimer

    Nourrir vos appétits de nouvelles envies

     

    Ce temps vous est offert, libérez la Lumière

    Ensorcelez l’Amour, sans compter à rebours

     

     ©(Antia)

    L'antre d'eux

    Je suis entrée chez toi, il y faisait bien sombre

    En voulant allumer, j’ai découvert ton ombre

    C’est là que j’ai pleuré, en parcourant tes vides

    Ces abysses sans foi, cicatrisées de rides

     

    J’ai eu peur, je l’avoue, de n’être à la hauteur

    C’était un tel défi, redonner ses couleurs

    Au sacré de ta vie, telle une dentelière

    J’ai recherché ce bout d’où partait la Lumière

     

    Il régnait un vacarme, un désordre impatient

    Tout était déplacé, les multiples chemins

    S’en trouvaient emmêlés, tout était vomissure

    Une vallée de larmes, un centre d’impostures

     

    Le temps importait peu, seul l’amour travaillait

    Fallait-il être fou pour entrer au secret

    Dans ce corps fourre-tout des émotions lésées

    Sans y mettre le feu aux écheveaux tressés

     

    J’ai failli te quitter, en toi j’avais si froid

    Que j’ai voulu m’enfuir, trouver un autre toit

    Mais j’ai vu ton sourire et je suis revenue

    Vers ta douce vallée pour la remettre à nu

     

    Et telle l’araignée, j’ai tissé, j’ai tissé,

    Sans jamais renoncer à vouloir libérer

    De ton cœur abimé, les armoiries fanées

    Pour toi, bien trop chargées d’histoires du passé

     

    Tu trouvais le temps long, des années d’une vie

    C’était désespérant car ton ciel assombri

    Ne rêvait que d’instants où ton palais gourmand

    Trouverait la raison pour aimer librement

     

    Avec ta permission, je suis entrée en toi

    Voulant juste effleurer ton temple et ses émois

    Mais je l’ai labouré pour porter à tes yeux

    La transfiguration de l’Amour et son feu

     

    Car pour que tu existes, il te faut accepter

    Ce monde et ses mystères, et puis les transcender

    Il est un Univers où tu es à ta place

    Bien que tu lui résistes, il t’offrira ses grâces…

     ©(Antia)