Profilo di AnitaEspace de Paix et d'Amou...FotoBlogElenchiAltro ![]() | Guida |
Aux rendez-vous d'hierJe me souviens aussi, de ce feu crépitant Ces odeurs défraichies par les marques du temps Et les miettes de vie comme autant de printemps Des instants de magie inscrits au firmament
Les hivers étaient froids, mais les étés joyeux Grand-mère avait la foi, mais le bleu de ses yeux Avait fuit toute joie, le bonheur d’être deux Lui fut pris une fois, un déluge de feu
De ses mains abimées par les temps sans chaleur Tout semblait s’animer, insolence au bonheur Dont je n’ai oublié pas même une seule heure
J’ai vu ses yeux briller, la retenue des pleurs De ses cris étouffés j’ai ressenti la peur Je les ai tant aimés, ma grand-mère et son cœur..
© (Antia) A votre courageLimpides étaient les cieux, nous devenions des dieux En éveillant nos cœurs, une douce torpeur S’extrayait des embruns, et nos peaux et parfums Perdaient leur gravité sur nos plaines dorées
En entendant le chant, des oiseaux, du printemps Rien ne put contenir ce très étrange rire Apportant avec lui, la joie et les envies Noyées dans un espace où se perdaient nos traces
C’est qu’il en fallait tant pour aller de l’avant Et combien de combats nous menions ici bas En nos cœurs valeureux, nous étions bien heureux Si la force du vent nous poussait doucement
Te rends-tu compte ami de ce qui nous uni Un monde différent a dépassé le temps Nos racines sont mêmes et nos joies et nos peines Prennent nos cœurs à part, nous menant quelque part
Rien ne ressemble tant à un autre printemps Ici sur cette Terre où tu vis tes enfers Nous avons déposé de l’espoir à portée Tout a été laissé, sublimé, transcendé
En ton for intérieur, sens-tu déjà que l’heure Mène tes pas vers nous. Le royaume des fous Parle mille langages et rit de tes voyages Sans jamais arrêter de vivre et respirer
Petite âme d’ici, rempli ton cœur de vie Oubli les mots qui blessent et marche vers la liesse Une place t’attend, ici et maintenant Rien ne remplacera, dans ton regard, la foi
La liberté vois-tu, te mets souvent à nu Alors tu te combats et tu baisses les bras Maintenant lève-toi, avance dans nos pas Offre-toi le pardon que nous te déposons
Une main est tendue, prends-là sans retenue Rien ne comblera tant le vide de l’instant
© 24 02 08 (Antia) Mystique
La parure angélique aux étranges reflets Offrait attraits magiques et lever de secrets Mais aussi le tragique, aux parfums désuets Des humeurs faméliques, où l’esprit se noyait
Combien s’y sont brulés, le corps, l’esprit, les ailes S’étant trop sustentés, des douceurs de son miel Dans ces chaudes contrées, dépourvues de tout fiel L’amour édulcoré, puisait son essentiel
Il était bien trop lourd, le vêtement divin Chargé jour après jour, de sourires défunts De combats pour l’amour contre miroirs sans tain D’un éternel retour aux portes des chagrins
Comment emplir l’instant, élargir son pouvoir Gommer obstinément les cris de désespoir Sur les routes du temps, assécher l’abreuvoir Qui menait lentement sur les routes à mouroir
Ne serait-ce un pardon, une pensée fluette Ou la perle d’un don, une histoire muette Un souffle d’abandon, une douce layette Du cœur d’un Cupidon époumonant nos dettes
Que nous resterait-il si l’on tournait le dos À ces ondes futiles où s’épuisent les maux Un voyage inutile, imposture en cadeau Ou un amour subtil, un délicat joyau
L’encre à peine séchée, les mots se sont trahis Une larme est tombée sur un mur sale et gris Et puis une pensée, éjectée d’un abri Ne s’est pas relevée, une trace jaunie …
Je ne sais Ô divin, ce qu’est vivre sans joie Lorsqu’aux petits matins, je sens ce cœur qui bat Dois-je tendre les mains, vers un nouveau repas Apaiser une faim, bien avant mon trépas
Comment peut-on servir, lorsqu’autour du malheur Les échos des soupirs, sur nous retombent en pleurs Que cache un avenir lorsque le mot « bonheur » Rime avec « revenir », vers la Source du Cœur
Ô manteau angélique, offre-moi ta puissance Sur tes flots pathétiques, apogée d’indécences Que ta douce musique emporte mon essence Et mon âme mystique aux portes d’abondance
© 27/05/09 (Antia) En d'autres tempsImpénétrables jungles où conduisent nos pas Inextricables voies, paysages changeants Des automnes aux printemps, s’élève la lumière Dont les forces princières, ont parfums de mystère
Repoussant la matière, ivres de connaissances Aux frontières des sens, aux impudeurs voilées Les hommes ont réveillé, sur les crêtes endormies Les secrets de l’oubli, et nos âmes ont pleuré
Nous avions tant cherché, nous nous étions perdus Dans ce monde inconnu, les multiples défis Nous avaient alourdis, dans les pas du chagrin Il n’y avait de pain, juste la peur au ventre
Éloignés de nos centres, aux souffles des saisons De troubles en effusions, nos esprits patiemment Espéraient de ce temps, si ce n’est la sagesse Un peu plus de tendresse, et le temps s’affolait
Sur les plus hauts sommets, les paroles sacrées Vers nos âmes ont glissé, nos cœurs en confusion Étourdis de passions, hébétés et perdus Ont détourné, vaincus, les chants d’éternité
Dans les temps reculés, nombre d’ultimatum Pesaient fort sur les hommes, et leurs épaules lasses S’écroulaient en disgrâce, un temps sombre et sans joie Aux oraisons sans foi, la mort comme invitée
Puis la terre a saigné, un cri rauque a troublé Nos esprits affamés, à la table sacrée, Lorsque tout fut pillé, le ciel en résistance Aux tons fauves insouciance, élevait sa prière
Ainsi vint la Lumière, une aube nourricière Son éclat ; de la Terre, éclaboussait d’amour La naissance des jours, déchainant des torrents De mil troubles insolents, que de vies sacrifiées
Nos rêves étaient fanés, nous n’avions pas compris Les présents de la Vie, nos cœurs en encensoirs Suintaient le désespoir, et le temps défilait Et l’infini hurlait, la Vie nous échappait
Comment nous retrouver, où étaient donc les Dieux Ces esprits capricieux, se moquaient-ils de nous Nous devions être fous, en ces temps reculés Mais ô combien aimés, l’oubli nous a heurté…
©(Antia) |
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