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Ô mage

Ô mage

 

 

 

Ô Marie, mât de laine, Ô Phare de nos peines

Arbore essence et vie sur nos pas sans défis

Que ta luminescence et ta fleur de patience

S’étoilent sur nos cœurs en pluie de mil saveurs

 

De tes mains exigences au regard indulgence

Des soupirs de tes yeux, larmes divines aux Cieux

Déverse ta Lumière et nos récipients d’air

Empliront tous les sens des jetés d’inconscience

 

Au cœur de tes lisières, aux porteurs de bannières

Nos plus beaux ornements, la douceur des enfants

Nous te les offrirons, fruits des champs de coton

 

Ton céleste mât rit, dressé tel un défi

Les douces heures autrefois, sentaient le feu de bois

Le silence est subtil, et ces mots si fragiles …

 

 

 

 

© (Antia)

Polissage divin

Attendri moi le jour, attendri moi la nuit

Attendri mes épis, mes rebelles défis,

Ma chair, mon sang, mon âme, attendri les aussi

Attendri tout en moi, que je sois bien polie,

 

Sous un vernis sacré, je m’étais emmurée

Le voile de l’oubli, je m’en étais parée

J’entendais bien la voix, ne pouvant l’ignorer

Mais le temps n’était pas, que je puisse éclater

 

Regarde au fond de moi, sonde au fond de mon cœur

Sonde cet inconnu, mon regard intérieur

Cherche en lui le salut, le souffle du meilleur

Celui de tes attentes et celui de tes peurs

 

Effleure mes printemps, déguste mes étés

Au chœur de mes hivers, laisse-toi emporter

Que mon feu intérieur ne vienne pas brûler

Cet amour que je sens naître et se décupler

 

Poli chacun des traits, mon visage et ma voix

Les rides du passé, mes professions de foi

Les doutes et les alliances, impassibles émois

Poli moi de partout, poli moi contre toi

 

Adouci mes élans et apaise mon feu

Mais laisse-moi brûler, aux folies de nos jeux

Un mal pour avancer, vers un cœur douloureux

Dont le tort est d’aimer comme il en est si peu

 

Regagne chaque jour ce que tu perds la nuit

Que ce soit de l’Amour ou un autre défi

Regagne chaque instant les parcelles de vie

Oubliées, délaissées, perdues dans l’infini

 

Berce-moi de baisers, offre-moi un sourire

Un divin souvenir, un souffle de plaisir

Puis sur un dernier rire, enlace mes soupirs

Que je puisse dormir, près de toi et mourir

 

 

 @ 24/02/09 (Antia)

La page blanche

Ha !! Page blanche, ouverte

Pourquoi me souris-tu ?

Tu es bien peu diserte

Sur ta grande avenue

 

Te serais-tu perdue ?

Sur l’automne poète

Où bien ton contenu

Prépare une conquête

 

Tu es entre mes mains

Une illusion volage

Sur laquelle un dessin

Serait anthropophage

 

Tu fais trop de manières

Et perd l’habileté

Tu es devenue fière

Petit papier glacé

 

Car vois-tu la beauté

Tiens à ces petits mots

Jetés tout à côté

Au milieu des joyaux

 

Page, page si terne

Combien d’hésitations

Auras-tu mis en berne

Et tué de passions ?

 

Tu ouvres des calices

Où enfermer les joies

Et tu deviens supplice

À nos dix petits doigts

 

Petite page blanche

Velours de l’insouciance

Découvre-moi ta branche

Pour les mots d’abondance

 

Ne soit désolation

Que pour le jour des Dieux

Et devient compassion

Devant les jours pluvieux

 

Mon alliée, ma complice,

Combien d’heures passées

À tourner en malice

Ces jeux des mots légers …

 

 ©(Antia)

Un temps pour tout

Un mystère se lève, il n’y a pas de trêve

Temps qui passe et s’enfuit, temps qui meurt dans l’oubli

Pour qui sonne ce glas qu’on entend loin là bas ?

Tout se perd par ici, noyé dans l’infini

 

Prends la main qu’on te tend, surtout si elle attend

Le vide à l’intérieur en a creusé ton cœur

Temps, oubli, déraison, c’est une démission

De ton ciel vient l’appel, d’esprits spirituels

 

Vivre sur cette terre, est souvent bien amer

De trois ou quatre riens, tu nourris ton destin

Rire sur ton passé, ou vivre sans pleurer

De quoi veux-tu demain que soit plein ton écrin ?

 

Rêver, tu sais le faire, ce n’est plus un mystère

De tes égarements certains rient durement

Partager la douleur n’apportera que pleurs

De ton être empesé, tu veux te libérer

 

Laisser là tes envies à leur mélancolie

La faim t’a rattrapé, tu ne peux t’envoler

Colère et désarroi, tes humeurs font ta loi

A côté de tes pas, quelqu’un marche avec toi

 

La force de la vie te remplira aussi

Porte ouverte ou fermée, tu choisis, c’est gagné

De toutes les manières, tes dernières prières

Ton ciel les a reçues, sois donc le bienvenu

 

Cœur battant l’harmonie, rayonne donc la vie

Et tu aimes son chant, celui de ses instants

Surtout ne le perds pas, car il est toute joie

Prends le temps d’applaudir quand tu vis ce plaisir

 

Le soleil d’autrefois ne te réchauffe pas

Temps au souffle mourant, tu t’y noies simplement

Le moment est venu, tu n’es plus seul, perdu

Temps de joie et de larmes, ont affuté tes armes

 

D’ici ou bien d’ailleurs, rien n’est jamais meilleur

Aimer est un cadeau, le plus pur des joyaux

Le bonheur est en toi, tu dois garder la foi

Seul tu entendras mieux, l’amour qui vient des Cieux

 

Qui que tu sois ici, de là-haut, l’infini

Compte chacun des jours où tu parles d’amour

Vraiment le temps d’aimer porte la liberté

 

 ©04/12/07(Antia)

Célestes dons

C’est le cœur de l’amour qui écrira ces mots

Ces doux mots de velours, tous petits arbrisseaux

Dont les divines graines ont formé des serments

Avant de parsemer, la terre de ferments

 

Dans cette nouvelle ère, il y a profusion

Tout y est abondant, même la confusion

Vous brandissez l’esprit, cherchez à dépasser

Ce que la création met à votre portée

 

Elle s’en réjouit, pourvu qu’il reste en vous

La joie et la fierté, ce qui vous rends plus fous

Et vos rires d’enfants, vos éclats, vos élans

Tout ce qui vous anime, au dehors, au dedans

 

Balancez les secrets, avancez plus légers

N’oubliez pas qu’ici, vous êtes des guerriers

La lumière est en vous, portez là en flambeau

Et gardez dans vos cœurs tout ce qui rend plus beau

 

Élevez vos esprits, ne courbez pas le dos

Ici vous sont offerts, des milliers de cadeaux

Un mot ou une voix, un chemin inconnu

Et vos pas se déportent au gré des avenues

 

La voie plus que lactée, offre ses mets fruités

Et dans vos yeux gourmands, aime à se délecter

Vous offrir des plaisirs, des rêves et souvenirs

Pour éblouir vos cœurs, éteindre vos soupirs

 

Aux confins des détresses, il y a déposées

Des milliers d’étincelles où vous pouvez puiser

Ces rayons amoureux, époux de vos envies

Déversent dans vos cœurs, leurs doux brins de folie

 

Car la céleste manne, abondance infinie

Jamais n’arrêtera, le cours lent de la vie

Celui qui, de vos veines, à vos âmes gourmandes

Coule sereinement, dispensant ses offrandes

 

 

 ©(Antia)