Profilo di AnitaEspace de Paix et d'Amou...FotoBlogElenchiAltro ![]() | Guida |
L'antre d'euxJe suis entrée chez toi, il y faisait bien sombre En voulant allumer, j’ai découvert ton ombre C’est là que j’ai pleuré, en parcourant tes vides Ces abysses sans foi, cicatrisées de rides
J’ai eu peur, je l’avoue, de n’être à la hauteur C’était un tel défi, redonner ses couleurs Au sacré de ta vie, telle une dentelière J’ai recherché ce bout d’où partait la Lumière
Il régnait un vacarme, un désordre impatient Tout était déplacé, les multiples chemins S’en trouvaient emmêlés, tout était vomissure Une vallée de larmes, un centre d’impostures
Le temps importait peu, seul l’amour travaillait Fallait-il être fou pour entrer au secret Dans ce corps fourre-tout des émotions lésées Sans y mettre le feu aux écheveaux tressés
J’ai failli te quitter, en toi j’avais si froid Que j’ai voulu m’enfuir, trouver un autre toit Mais j’ai vu ton sourire et je suis revenue Vers ta douce vallée pour la remettre à nu
Et telle l’araignée, j’ai tissé, j’ai tissé, Sans jamais renoncer à vouloir libérer De ton cœur abimé, les armoiries fanées Pour toi, bien trop chargées d’histoires du passé
Tu trouvais le temps long, des années d’une vie C’était désespérant car ton ciel assombri Ne rêvait que d’instants où ton palais gourmand Trouverait la raison pour aimer librement
Avec ta permission, je suis entrée en toi Voulant juste effleurer ton temple et ses émois Mais je l’ai labouré pour porter à tes yeux La transfiguration de l’Amour et son feu
Car pour que tu existes, il te faut accepter Ce monde et ses mystères, et puis les transcender Il est un Univers où tu es à ta place Bien que tu lui résistes, il t’offrira ses grâces… ©(Antia) Le dernier combatC’est un curieux combat que je vais livrer là Un défi à la vie, sans instants de répit Etrange sensations mêlées de dérision Le monde a rétréci et mes traits ont vieilli
Pas vraiment préparé à cette vérité Je me suis effondré et puis j’ai paniqué, Permettant à la peur de prendre son ampleur J’ai essayé de fuir en noyant mes plaisirs
Avant de m’envoler, je voulais profiter Prendre sans partager, surtout ne rien laisser Puisque j’allais mourir, je voulais engloutir Mes remords et regrets en lâchant mes secrets
Peu importaient les maux que je causais aux sots A ceux dont la pitié frisait la vanité A ceux-là mon mépris allait de mal en pis De l’amour à la haine, je n’avais pas de peine
J’ai perdu mon courage en étant fou de rage J’en ai voulu aux Cieux, et j’ai maudit les Dieux Qu’avais-je bien pu faire en gagnant ce cancer Tiré d’un mauvais sort, à la vie à la mort !
Où était la justice, un horizon factice ? Pourquoi tant de souffrances après trop d’insouciance Un vase s’est brisé, sur le froid marbre usé C’est mon corps qui se fâche et la vie qui me lâche
En courant droit devant, m’arrêterais-je un temps ? Pour reprendre l’élan vers un dernier printemps Pousser jusqu’à l’été avant l’éternité Qui voudrait engloutir, mon âme et ses désirs
C’est triste par ici, mais voilà, je souris, Un mouroir au bonheur donnant des hauts le cœur, Je ne veux pas d’espoir, je n’ai pas peur du noir J’ai vu tant de soleils, j’emporte leurs merveilles
Maintenant regardez, mon visage est fané Lui qui a combattu, vous est offert à nu Un peu perdu, hagard, je confie au hasard Le soin de me mener vers la félicité
J’ai refusé vos soins et choisi mon destin Je n’ai pas de regrets, la vie est un essai Et je l’ai transformé, je me suis libéré Du poids de mon passé, la douleur m’a sauvé
© 20/10/08 (Antia) SoyanceL’écrit vint à la plume et le vent l’en vola, Dans l’éther argenté, il invita les mots A la danse des Cieux, puis aux mages d’en bas Offrit l’éternité en guise de tableau
L’écrit se mesura aux primales colères, Lorsque sa faux fila vers ces lieux sans sommeil Aux colères infernales, il déploya les vers D’un ombilic aimant qu’une tendre mère veille
Soyance, ô pâle essence, ô mots immaculés, Combien douce est ta prose aux jets des ans criés Ô toi plume des vents, solennelle et puissante
Berce l’art d’heures en heures, en ces mots que Mu tente Aux trépas nés d’hier des maux tempétueux Que tout soit encas, danses, aux puits aimants fougueux
©(Antia) Mourir .... Demain ...Des célestes contrées, les anges ont entendu L’appel d’une âme nue, d’un cœur pur tant aimé
Puis ils se sont penchés et leurs larmes ont coulé
Un cri venu de terre a traversé les ondes Voyagé dans ces mondes ancrés dans la Lumière
Et l’écho rebondi chez eux a atterri
L’appel d’un cœur humain au chœur de l’infini Prière d’un ami à ses frères divins
Pureté de l’amour, d’une Foi sans détour
L’élan de l’univers, sa machine infernale Dans un cri animal, a fondu sur la terre
Et l homme a sursauté, il a été touché
Il n’est pas de défis qui ne soient récompense Lorsque l’âme innocence essaime tous ses fruits
La divine récolte éloigne les révoltes
Et dans l’acceptation, où le corps est plongé L’amour peut espérer vivre la communion
L’âme s’est dévêtue en offrant son vécu
Dans un silence lourd, le corps s’est refroidi Abandon à la nuit, dans un cri resté sourd
Mais d’autres sur lui veillent au-delà du sommeil
À toi homme de Foi, dont le cœur est si bon Sur toi nous déversons la céleste mousson
Pour toutes tes louanges un Ciel t’envoie ses anges
Le soleil reprend vie en ton temple sacré Soit serein, apaisé, tu seras bien nourri
Ce n’était pas ton temps à mourir maintenant …
© (Antia) Pleure, pleure mon coeur« J’ai ouvert mon regard, livré mon cœur sans fards Perdu au bord du vide où j’ai posé mes rides Mon univers froissé est tombé à mes pieds Innocence emportée, mon âme s’est brûlée
En soulevant un voile, un dessin sur la toile Prenant toute la place, illuminait de grâce Un visage fané, une vie abimée Chemin sans avenir, un souffle pour mourir »
Trop de souffrances ici ont eu raison de lui Froid dedans et dehors, ne trouvant réconfort Au milieu du sublime, il creusait ses abîmes Bout de vie effacée, gommée, dilapidée
De ses joies antérieures il ne restait que leurres Cette vie sans envies avait goût de déni Nouvelle absurdité de son esprit blessé Voie sans aucun secours, pas même un peu d’amour
J’ai trouvé le meilleur, tout au fond de son cœur Tracé un horizon, créé une saison, Un espace à l’amour pour chacun de ses jours Sillon de terre bleue, où apaiser ses feux
Sur la terre brûlée, il s’était écroulé Le cœur traumatisé par les chagrins passés Monde, tu en as fait un vieux pantin de jais D’où tu puises la sève en lui volant ses rêves
Aujourd’hui il est prêt à livrer ses secrets Et il veut nous offrir son parfum, son sourire J’y ai posé l’amour, il l’a pris chaque jour Ai forcé son courage à traverser les âges
Vu de son piédestal, vous le trouviez bancal Les héros sont debout et ressemblent à des fous Flammes d’une âme fière, elle a troublé la sphère Et le Ciel fatigué finit par abdiquer
Les derniers combattants sont las depuis longtemps Larmes de désespoir noient tous les abreuvoirs Et je lis dans leurs yeux, un appel vers les cieux Mon cœur pleure avec eux, ils sont si malheureux
Cœur et corps déchirés, nous resterons liés S’il était un péché, il serait singulier Est-il encore besoin de refermer nos poings Mis à nus, nos esprits, se rempliraient de vie
A force de pleurer, à force de hurler Saigner serait encore un bien trop grand effort © (Antia) |
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