Profilo di AnitaEspace de Paix et d'Amou...FotoBlogElenchiAltro ![]() | Guida |
FuiteTous ces instants abandonnés Au gré des vents, des alizés Tout ce temps perdu à penser Sur vous, sur rien, l’éternité
Là-bas se voile un l’horizon Un univers sans illusions Où planent encore en effusions Des chapelets de dérision
Allongé sur le sable fin Un corps offert, contre un festin Un avenir sans lendemain S’exerçait à vivre sans faims
Ailleurs un cœur saigne un sourire Un vieux rêve vient y mourir Ne trouvant pas de paix, c’est dire S’il a foulé le chœur du pire
Les souffrances que l’on dévie Des livres béants sur les vies Pauvres, pauvres esprits insoumis Pleurez de n’être pas compris
Vous parlez d’amour et de mort Virez de bâbord à tribord Sans même un repos à bon port Où déposer vos mauvais sorts
A vos folies, âmes en détresse Si douces et pleines de finesse, Qu’avez-vous fait de la hardiesse De vos cœurs et de leurs richesses
Les auriez-vous confiées au vent Qu’il vous les porte au firmament ? En ruminant vos vieux tourments Vous vivez très négligemment
Oublié le si fier guerrier Grand soldat de l’éternité Venu ici se révéler Porter sa lumière sacrée
Vous êtes de vrais conquérants Conservez vos âmes d’enfants Sublimez-la dans chaque instant Dans les bons et mauvais moments
© 05/07/08 (Antia) "Liberté"Offre au mot Liberté, des saveurs inconnues Chemins inhabités, ou grandes avenues Invente ou bien recrée, de force soutenue Tes grands rêves asséchés de tout leur contenu
Ta chère Liberté a besoin de voyage De nourriture ailée, de parures volages De ton corps habité par ses parfums sauvages D’enivrer tes pensées de ses puissants outrages
Dans ce monde inconnu pose-toi sur ses flots Ne la perds pas de vue, jette toi dans ses eaux Offre ton être à nu, lave-le de ses maux Si tu te sens déçu, c’est qu’elle est dans ton dos
La Liberté vois-tu, portera vers le haut Tes idées farfelues, cachées dans leur noyau Car elle est l’inconnu, de ton âme joyau Son chemin est ténu mais son goût « Renouveau »
Tu la chérissais tant, surtout dans ta prison Son goût impermanent, ses saveurs, ses saisons Bousculaient gentiment le chœur de tes moissons, Et puis l’enfermement au nom de la raison
Apprend à revenir, à entrer dans sa ronde En nommant tes désirs tu souffles sur ses ondes Qu’elle aime à t’étourdir, n’en fais pas tout un monde Offre-toi l’avenir, ne perds pas ses secondes
Tu cries, tu es envieux, mais tu as de la chance Car là-haut sous les cieux, elle a goût de constance Son sourire impérieux en meneuse de danse Attire les curieux, ses fruits sont « Abondance »
Toi tu meurs lentement, de t’en être privé Tu vis le mors aux dents, tes élans sacrifiés Par cet acharnement à te dire où aller Et puis passe le temps et s’en va « Liberté »…
Mais elle est ton abri, tes allées verdoyantes Complice de l’envie, Lumière chatoyante Toi qui aime la vie, rends la plus transparente Coule-toi dans son lit et qu’elle te sustente
Quand le mot Liberté, rimera avec Joie Ce mot si galvaudé se consolidera Son couloir oublié, où se perdent nos pas Depuis l’Éternité, nous la ramènera
©(Antia) En attendant demainElle attendait demain, il ferait bien meilleur Elle égrainait les heures, il fallait bien survivre Partie à la dérive, épouser un soupir Plus un son, plus un rire, un silence oppressant
Ainsi allait son temps, pleins de vides et de doutes Incertaines déroutes, oubliée de l’Amour Voyage sans retour, un cœur larmes et chagrins Dès le petit matin, parfum de solitude
Chasser l’incertitude, éterniser l’instant, Vivre en renoncement, taire tous ses désirs Redouter le plaisir, refermer son écrin Elle avait pourtant faim, faim de vie, faim de joies
Elle avait autrefois, des rêves plein le cœur Recueilli tant de pleurs, offert sa discrétion Aimé sans conditions, donné et partagé Discrète et effacée, une étoile filante …
Une belle âme ardente, œuvre de l’infini Aux horizons jaunis, une force, un sourire Une offrande à nos pires, et le temps qui passait Étouffant de secrets, la noyait lentement
La grâce de l’instant, la puissance divine La candeur enfantine, un son, une harmonique Tout ce qui fut magique, infiniment précieux Oublié sous les cieux, un cauchemar sans fin
Un rêve sibyllin, une double implosion La conscience en fusion, et maintenant elle vole Fuit ce qui la désole, une larme, un répit Le vide, ses défis, et l’ancre qui retient
En attendant demain, il sera bon, meilleur Empli de mil bonheurs, de petits « je ne sais » Pour ses rêves défaits, et enfin respirer Aimer, aimer, aimer, en attendant demain …
(Antia) |
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