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Aimer sans retenir

Son regard pétillait, mille feux explosaient

Et je le regardais, tendrement, en secret

Je le voyais défait et même stupéfait

Quand il se délivrait de ses maux trop épais

 

Pour lui cette victoire avait un goût de gloire

Et devant son miroir il finissait par croire

Qu’au fond de ses tiroirs, autrefois ses mouroirs

Sortait enfin du noir, le cri du désespoir

 

Je le voyais sourire, où je l’entendais rire

Et puis quand un soupir revenait l’attendrir

Il devenait martyr, en le voyant souffrir

J’ai découvert le pire, il voulait en mourir

 

Alors je relevais ses rêves un peu défaits

Et je les défroissais, et les lui remettaient

C’était un jeu parfait, ni trop beau ni trop laid

Quand son cœur se brisait, moi, je le ramassais

 

Ce temps là a fêté de très nombreux étés

Puis il s’est altéré, doucement effacé

Nous avons dessiné un trait sur ce passé

Et ensemble esquissé des lendemains sacrés

 

Nous nous sommes promis, de rester bons amis

Un serment pour la vie, signé comme un défi

Et puis il est parti, le cœur riche d’envies

Alors je lui ai dit, vole vers l’infini

 

D’un signe de la main, je l’ai poussé au loin

Et l’ai trouvé très bien, marchant dans le matin

Solitaire et serein, sur son nouveau chemin

Lui qui avait si faim d’assécher ses chagrins

 

Alors à cet instant, j’ai recherché le vent

J’ai entendu son chant, me suis fondue dedans

Pour oublier l’enfant qui partait loin devant

J’ai brûlé de l’encens et j’ai fêté l’absent

 

Pas un jour, une nuit, je n’ai poussé de cri

J’ai laissé mes envies vivre seules leur vie

Ce monde si petit où je vois l’infini

Ne m’a jamais trahi, aucunes larmes ici

 

Sans même s’annoncer, un soir, il est passé

Depuis combien d’années je n’avais déposé

Sur sa joue, un baiser, il m’a sourit, léger

Devant tant de beauté, j’ai enfin respiré

 

 © 15-11-08 (Antia)

Grâce à Vous

Faut-il que je vous dise, à quel point je vous aime

Que de loin ou de près, votre amour me traverse

Que dans les certitudes où se brisent vos peines

La beauté de vos mots ici, me bouleverse

 

Si je suis magicienne, alors vous l’êtes aussi

Cherchez votre soleil, à l’orée de vos cœurs

C’est là qu’est votre Ciel, joyau de l’infini

Allez à sa conquête, aimez-en ses saveurs

 

Arrive t-il aussi, qu’une immense émotion

Vous étreigne le cœur, qu’aux contours de vos yeux

Lorsque les larmes abondent, avez-vous sensation

De vivre en communion, Un dans le Chœur des Cieux

 

Je le vis chaque instant, tout devient irréel

Le partage est entier, la communion suprême

Et l’illusion parfaite, au centre, les duels

Aux contours, l’harmonie, ces graines que l’on sème

 

Nous voyageons ainsi, depuis la nuit des temps

Partis d’un univers vers une dimension

Des étoiles filantes avec des cœurs d’enfants

Bravant trop de tempêtes aux feux de nos missions

 

Combien de désarroi, autant de déceptions

Sur les chemins venteux, nous avons égaré

Nos visages innocents, vécus en soumission

Trahi le pur Amour, en oubliant d’aimer

 

De nos célestes liens, nos âmes ont chaviré

Flirtant avec l’enfer, la voix des tentations

Les odieux sentiments, tout nous a bousculés

Nos repères perdus, portent à la démission

 

J’ai versé tant de larmes aux limites insondables

Pleuré les fruits sacrés, interrogé mon cœur

Les blessures d’hier, entières et dommageables

Cicatrisent en ce temps, sans que j’en sois vainqueur

 

J’ai retrouvé le gué vers la fragilité

Vos discrètes présences ont troublé mon essence

Je me suis désarmée, et la Joie est entrée

La puissance d’Amour, ici, est abondance

 

A mes rires puisez, mais prenez bien conscience

D’être à la juste place, recherchez vos clairières

Illuminez vos jours, regardez-vous immenses

Aimez ce que vous êtes, Êtres Purs de Lumière

 

(Antia)