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Destinée

Destinée

 

Que de temps, que de cris, lancés à l’infini

Cette voix du silence où règne l’abondance

Est-elle juste mythe, un rêve qu’on évite

Un trouble, une prière, appel de la Lumière

 

J’hésite et deviens doute, en moi rien que déroute

Je me sens ballotée, convulsée, ignorée

Mes entrailles me brûlent alors, plus fort, je hurle

Et je tombe et je tombe et vous creusez ma tombe

 

Vous n’avez de pitié que pour les chiens blessés

Et mon âme en souffrance à droit à vos silences

J’ai l’esprit qui chavire et le corps en martyre

Mais j’ai le cœur vibrant, un long déchirement

 

Et j’espère et j’espère et je vis un enfer

D’un côté ces pensées, des rêves abandonnés

Les uns après les autres, un chemin, pas le vôtre

Je suis au bord d’un gouffre et je souffre et je souffre

 

Je me sens si « petit », perdue dans l’infini

Et vous, de tous côtés, vous courrez, vous courrez

Essoufflant vos corps lourds, sacrifiant vos amours

Petits pantins de foire, ambitieux, pleins d’histoires

 

La vie passe si vite, entre deux ou trois rites

Notre monde agonise, et moi je me déguise

Tantôt je vous ressemble et devant moi je tremble

Mon regard me fait peur, abyssales fureurs

 

Lavez-moi des empreintes, épurez-moi des craintes

Donnez-moi de l’amour, gourmandise à mes jours

Rêverie de mes nuits, éveil de mes envies

Que la Lumière enfin, vive en moi son destin

 

Où êtes-vous mes Anges, où sont tous les Archanges

Mes amis de là-bas, prenez-moi dans vos bras

Il fait parfois si froid, ce monde perd sa joie

Je me bats, je me bats, mais ne m’oubliez pas

 

Je suis venue grandir, aimer à en mourir

Sevrer mes certitudes, élaguer l’inquiétude

Je suis venue laver, sur la terre immolée

L’enfer et tous ses maux, élever vers le beau

 

J’ai si peur d’échouer, de tout abandonner

Mais la divine grâce a empli mon espace

En son temple sacré, je vais m’abandonner

Me gorger de ses fruits, les beaux fruits de la Vie

 

 © (Antia)

Promission

Comment me fondre en toi ô mon Ciel bien aimé

Entendre mieux ta voix à travers mes pensées

Il est tant de combats où je me suis jetée

Menant mes pas si bas que je fus enterrée

 

Plus rien n’a de saveur, tout est gris, terne et pâle

Mon âme erre à toute heure, ô mon trouble animal

Combien ai-je eu de peurs, maladies viscérales

Et combien de coups leurres, ici, furent fatals

 

L’amour bat la cadence et la raison s’égare

Mes chemins de prudence, entament un « autre part »

La voie des délivrances et des nouveaux départs

Sonne comme impuissance aux portes des hasards

 

Je me sens désormais, solitaire et perdue

Je suis un fruit défait, un arbre mis à nu

Tu m’as mise au secret, un peu comme un rebus

Dont tout ce qui fut frais demeure l’inconnu

 

Nous sommes si nombreux à t’implorer ô Ciel

En noyant peu à peu, nos vies superficielles

Dans ces fonds sirupeux aux saveurs démentielles

Où tout est si noueux et plus qu’artificiel

 

Nous voulons tous aimer, chacun à sa manière

Chaque jour nous rêver à en devenir fiers

Mais nous sommes habités par nos démons d’hier

Nous avons oublié que nous étions Lumière

 

Regardons l’incroyant, détient-il un pouvoir

Qui soit si surprenant que nous voulions savoir

Il vit, c’est étonnant, qui peut-il décevoir

Quand sous le firmament, il offre tant d’espoir

 

Je veux te vivre enfin, sous toutes latitudes

En perdre mon latin, et mes vieilles habitudes

Retrouver ton chemin et avec gratitude

Partager un festin avec la multitude

 

Ainsi la perfection, aussi frêle soit-elle

Qu’un point de suspicion s’octroie d’être rebelle

Deviendra la mission et la quête éternelle

À entrer en fusion pour retrouver mes ailes

 

Ici et maintenant, une promesse attend ...

 

 ©(Antia)